"C'est en novembre 2016 que la NVWA (l'agence alimentaire néerlandaise, ndlr) a reçu pour la première fois une indication quant à l'utilisation de fipronil pour lutter contre le pou rouge dans les élevages de volaille", stipule une note de l'agence néerlandaise sur laquelle l'Afsca a pu mettre la main fin juillet.
Le plan pour la réforme du financement des hôpitaux prévoit une mise en œuvre de nouveaux modèles d’organisation et de financement des soins hospitaliers. Dans cette perspective, les autorités souhaitent tester de nouvelles modalités de soins à petite échelle, pour ensuite, après évaluation favorable, les étendre à grande échelle. Un appel a donc été lancé à la créativité et l’innovation du secteur pour proposer des thèmes de projets pilotes d’ici début septembre. D’un point de vue global, les projets pilotes doivent rencontrer l’objectif final de la réforme, c’est-à-dire l’affectation plus efficiente des budgets disponibles pour les soins hospitaliers sans diminution de la qualité des soins et de la satisfaction des patients, voire, quand c’est possible, l’amélioration de ces deux critères. Et, plus précisément, ils devront répondre à plusieurs caractéristiques, étant entendu, qu’un projet pilote ne doit pas toutes les réunir, mais qu’au plus il en rencontre, meilleures sont ses chances de réussite. Les caractéristiques ont été établies provisoirement et seront sans nul doute complétées, mais en voilà d’ores et déjà les lignes directrices.
Comment assurer l’accès aux traitements personnalisés et innovants qui sont dans le pipeline des firmes pharmaceutiques en temps d’austérité budgétaire? Une étude menée sous la houlette du Pr Walter Van Dyck, par le Vlerick Healthcare Management Centre, intitulée «Oncology Horizon Scanning Project», propose une méthodologie prévisionnelle chiffrée et des recommandations concrètes pour répondre à ce défi sociétal brûlant.
Dans une étude transversale, les compétences en matière de santé (une aptitude élégamment désignée par les Anglais par le terme de «health literacy»), ont été plus fortement associées au statut fonctionnel des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, qu’à la prise de corticoïdes, au statut tabagique ou à l’utilisation de produits biologiques. De plus, ces compétences n’étaient pas liées au niveau d’éducation. Tels sont les résultats rapportés par Liron Caplan et collègues dans la revue Arthritis Care & Research.
Le futur Public Health Programme 2013 (PHP) de l’Union européenne, dont l’élaboration devrait s’achever l’année prochaine, a été au centre des réflexions du Health Policy Forum (HPF), meeting qui s’est déroulé à Bruxelles en mai dernier. Le rapport, intitulé “Contribution of the EU Health Forum to the future Public Health Programme” (http://ec.europa.eu/health/interest_groups/docs/euhpf_contributions_post2013_en.pdf), esquisse les lignes directrices de la future politique européenne de santé publique qui ambitionne d’en finir avec la culture du management «en silo» au profit d’une intégration des politiques menées par l’Union. Le forum constate en effet que la valeur ajoutée de l’Union européenne relève, pour l’essentiel, de sa capacité à intégrer les différentes politiques pour développer les synergies et fédérer les moyens techniques, organisationnels et financiers dont disposent les différents Etats membres et les différents acteurs.
Actuellement, les patients peuvent s’appuyer sur les 8 centres belges de génétique humaine pour ce qui touche au diagnostic et sur les 21 centres de référence multidisciplinaires dédiés à des maladies rares spécifiques ou des groupes de pathologies, pour ce qui concerne la prise en charge. Sur le plan thérapeutique, ils ont accès à 43 médicaments orphelins remboursés ainsi qu’à d’autres médicaments nécessaires aux soins. Enfin, de nombreuses associations de patients (150), ainsi qu’une association coupole, RaDiOrg.be, regroupant 80 associations, jouent un rôle essentiel tant en termes d’information que d’aide, de soutien, ou de représentation. Les mesures proposées dans le rapport tiennent évidement compte de cette réalité et s’organisent autour de 5 principes.
Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) a publié récemment un rapport relatif au financement des soins infirmiers à domicile (1). Les objectifs de cette étude, réalisée par des chercheurs de l’Université Libre de Bruxelles (Magali Pirson, Freddy Falez) et par la Katholieke Universiteit Leuven (Walter Sermeus, Louis Paquay, Jozef Pacolet) étaient de décrire le système de financement actuel en Belgique et à l’étranger, et d’évaluer l’opportunité et la possibilité de faire évoluer le système de financement des soins infirmiers à domicile en Belgique, en s’inspirant notamment de ce qui se fait à l’étranger et d’autres systèmes de classifications de patients existantes.
Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), en collaboration avec l’INAMI et l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISP), vient de publier un rapport qui évalue la performance de notre système de soins de santé (1). Les chercheurs y ont étudié l’accessibilité, la qualité, l’efficience, la pérennité et l’équité du système à l’aide de 74 indicateurs et ont comparé les résultats obtenus à ceux de 14 autres pays européens...
Dans un rapport intitulé 'Dementia: a public health priority', l'OMS et l'Alzheimer’s Disease International (ADI) appellent les autorités de la planète à mettre en place des programmes de lutte contre la démence. Ces programmes devraient viser l'amélioration du diagnostic précoce, la sensibilisation du public et le renforcement des soins.
Le “Partenariat pour préserver la solidarité et l'innovation en matière de médicaments, au bénéfice des patients” signé entre la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé Publique et pharma.be vise à créer un environnement de concertation stable dans une conjoncture économique difficile. Il entend promouvoir une gestion des médicaments adaptée aux besoins des patients et des circonstances économiques tout en offrant dans le même temps aux autorités et aux entreprises la possibilité d'agir dans un cadre sécurisant et prévisible. La presse “grand public” a fait état de ce partenariat, indiquant tantôt qu'aucun engagement précis ou chiffré n'avait été pris, tantôt que l'ouverture de la concertation signifiait “pré-engagement”. Pour permettre d'en juger, nous reprenons et citons les éléments majeurs d'un accord qui pour être juridiquement non contraignant, ouvre clairement un espace de négociation sur des thèmes bien définis et bien circonscrits.
Installée à Bruxelles, l’EORTC (European Organisation for Research and Treatment of Cancer) a fêté cette année son 50e anniversaire. Fort suivi, ce symposium fut l’occasion de faire le point sur le passé, le présent et bien sûr l’avenir. Un avenir qui passera par la recherche translationnelle, comme l’a expliqué Nadia Harbeck, mais aussi par la recherche de critères de substitution pour déterminer l’efficacité clinique, un sujet abordé par Lalitha Shankar. Koen Torfs a quant à lui présenté la vision de l’industrie pharmaceutique sur les aspects économiques des traitements anticancéreux novateurs et Jan Bogaerts s’est centré sur la réponse aux traitements et sur les critères RECIST.
Le binge drinking - ou "biture express" - chez les jeunes est un phénomène inquiétant auquel la Belgique n’échappe pas et qui a amené des collaborateurs de l’UZA et de l’université d’Anvers (UA) à adopter des mesures énergiques.
Suite au scandale lié aux prothèses PIP, la ministre de la Santé Publique, Laurette Onkelinx, a dévoilé son plan relatif à l’identification, la traçabilité et le contrôle des implants. Le financement de ce plan, dont le coût est évalué à quelques 7,5 millions d’euros, sera intégralement pris en charge par le secteur via une augmentation de la redevance sur le chiffre d’affaires.(1)
Une enquête du mensuel Test-Santé (1) a récemment pointé du doigt la réalisation trop fréquente de l’ostéodensitométrie chez certaines patientes. La médiatisation de ces résultats a relancé le débat sur le dépistage de l’ostéoporose. L’occasion pour le Belgian Bone Club d’attirer l’attention des autorités et de l’opinion publique sur la nécessité d’avoir une approche pluridisciplinaire en la matière et de revoir les critères de prescription des examens et de remboursement des médicaments.
A l’occasion de la journée mondiale de la santé, l’OMS a lancé le 7 avril dernier une campagne intitulée «Lutte contre la résistance aux antimicrobiens: agir aujourd'hui pour pouvoir soigner encore demain». Depuis longtemps, la résistance croissante des bactéries aux antibiotiques suscite une sourde inquiétude de la part des épidémiologistes et des microbiologistes. En 2000 déjà, dans le rapport Vaincre la résistance aux antimicrobiens, le Dr Gro Harlem Brundtland, à l’époque directeur général de l’OMS, voyait réunis dans la montée de la résistance aux antimicrobiens, tous les éléments d’une crise mondiale (1). L’OMS avait alors initié une grande compagne de sensibilisation, dont on avait vu fleurir les bourgeons dans de nombreuses campagnes nationales appelant à un usage raisonné et approprié des antibiotiques.
Depuis quelques années, la «communication patient» se développe, et cela à juste titre, puisque le patient constitue le point focal du système des soins de santé. Le patient est en effet, tout à la fois, la personne responsable de sa santé, le citoyen cible des politiques de santé publique et d’assurance-maladie, l’usager premier des services de soins et le bénéficiaire final de la recherche et développement de l’industrie bio-pharmaceutique. On comprend donc qu’il soit important pour les différentes parties prenantes du secteur d’établir avec lui ou les associations qui le représentent une communication qui soit d’autant plus de qualité qu’elle est appelée à être plus interactive.
Les responsables du réseau des praticiens hospitaliers des institutions publiques de la Région wallonne (Phisop) ont décortiqué l’étude consacrée par le Centre fédéral d’expertise des soins de santé au coût des médecins hospitaliers. Verdict : ce travail n’a aucune valeur représentative.
Pour son programme annuel d’échanges européens, grâce auquel de nombreux professionnels de la santé échangent leurs expériences et leurs pratiques aux quatre coins de l’Europe durant des séjours d’un mois, Hope, la fédération européenne des Hôpitaux et des soins de santé (1) a retenu un thème crucial pour l’avenir de la santé: «Le patient chronique. Un défi clinique et managérial». La gestion des patients atteints de maladies chroniques au sein du NHS en Grande-Bretagne comporte différents volets, dont le case-management, les itinéraires de soins ou encore le selfcare (2), tous élaborés dans le but d’allier prévention, autonomie, qualité des soins et maîtrise des dépenses.
Rendre au patient le «pouvoir» d’agir directement sur les facteurs déterminants de sa santé: tel est l’empowerment, concept à la mode que d’autres traduisent volontiers par «l’émancipation du patient». Dans la pratique quotidienne, la technique apparaît incontournable, explique le Dr Jean Laperche, MG à Barvaux-sur-Ourthe, qui assure régulièrement des formations en entretien motivationnel pour apprendre à (re)centrer davantage son écoute sur le patient et sur ses priorités. Objectif: arriver à une décision qui satisfasse chacun, soignant et soigné, dans le cheminement thérapeutique vers un mieux-être. En fin de compte, l’enjeu ne serait-il pas tout simplement de permettre au patient de clarifier son désir et d’exprimer son choix?
Cela fait plus de deux ans que la loi sur les accidents médicaux est entrée en vigueur. Les négociations pour la formation d’un gouvernement ont longtemps ralenti la concrétisation du Fonds d’indemnisation. Ensuite, le cabinet Onkelinx, l’Inami et le conseil d’administration du fonds ont mis le turbo. La nouvelle structure administrative sera opérationnelle dès ce 1er septembre. Il ne manque plus qu’un directeur général, mais les victimes d’un accident médical peuvent déjà introduire leur demande d’indemnisation.
Dans le cadre de l’Organisation Mondiale de la Santé, la cellule «qualité et sécurité des patients» du SPF Santé publique vient de lancer une nouvelle campagne destinée à améliorer la sécurité des patients. Cette campagne, intitulée «Safe Surgery Saves Lives», a pour but d’encourager l’utilisation d’une checklist lors de chaque intervention chirurgicale. Les études de plus en plus nombreuses effectuées dans ce domaine montrent que l’application de cette procédure, légère et peu coûteuse, permet de diminuer la mortalité et de faire chuter les complications de 30%! Pour nous présenter le projet, ses enjeux et ses implications, Healthcare Executive a interviewé le Dr Margareta Haelterman (responsable de la Cellule qualité et sécurité patients au SPF Santé publique) et Mme Stéphanie Maquoi (responsable du projet, SPF Santé publique).
Les analyses coût-efficacité constituent un élément fondamental de l’Health Technology Assessment (HTA). Elles visent à favoriser une meilleure gestion des dépenses en soins de santé et une meilleure allocation des ressources disponibles en examinant si les bénéfices de santé engendrés par un traitement justifient les coûts. Quel rôle jouent aujourd’hui les analyses coût-efficacité dans la maîtrise budgétaire et quel rôle devraient-elles jouer demain? Le colloque organisé par l’Itinera Institute à l’occasion de la parution du rapport «La bourse ou la vie? Plaidoyer pour plus d’analyses coût/efficacité dans les soins belges», a voulu répondre concrètement à ces questions.
Selon deux rapports publiés par l’INAMI, dont le premier analyse les variations de dépenses en soins de santé pour l’année 2009 (1) et le second, l’évolution des dépenses totales par région et par arrondissement entre 2006 et 2010 (2), les écarts de dépenses entre les arrondissements comparés sont supérieurs aux écarts constatés entre les régions. Ils révèlent également la forte augmentation des dépenses brutes de soins de santé entre 2006 et 2010, due en partie à l’introduction d’Omnio et à la couverture des petits risques pour les indépendants.
Il a plus d’un demi-siècle, dans les années 40, le traitement médicamenteux de l’hypertension essentielle était très limité. D’aucuns se sont dès lors tournés vers une approche chirurgicale de l’affection. C’est ainsi que figure dans le numéro d’avril 1941 du «Canadian Medical Association Journal» un article intitulé «Role for Surgeons in the Problem of Essential Hypertension» (1). L’auteur y parle de son expérience, limitée puisqu’elle ne porte que sur quatre cas, de la splanchnectomie. Evoquant les principaux facteurs responsables de l’hypertension, il mentionne très clairement le système nerveux et les reins...
La santé est un champ d’action, un domaine de compétences, un secteur industriel… mais aussi une valeur fondamentale.
Les patients atteints de maladies rares font face à des difficultés spécifiques liées à la rareté de la pathologie: diagnostics tardifs, diagnostics erronés, manque d’informations, manque de connaissances, options thérapeutiques limitées, manque de recommandations pour une bonne prise en charge, obstacles financiers et administratifs, etc. Pour pallier ces problèmes, le Fonds Maladies Rares et Médicaments Orphelins (géré par la Fondation Roi Baudouin), a été mandaté par la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique afin de rédiger un ensemble de «Recommandations et de propositions de mesures en vue d’un Plan belge pour les Maladies Rares» (1). Voici les principes directeurs et les mesures-phares de ce plan ambitieux, qui prend en compte tous les aspects relatifs aux maladies rares et développe une stratégie globale intégrée.
En termes d’évolution démographique, les projections réalisées en 2011 par le Bureau fédéral du Plan montrent que, comme dans la grande majorité des pays industrialisés, le vieillissement de la population devrait avoir un impact fort sur les besoins futurs et le recours aux soins de longue durée (soins à domicile, assistance familiale, centres de soins de jour et centres de court séjour, maisons de repos et maisons de repos et de soins). En Belgique, la proportion de personnes âgées – 65 ans et plus – devrait passer de 17% en 2010 à 21% en 2025, voire à 26% en 2050. Une coupe plus fine met en exergue la progression plus spectaculaire encore de la proportion des personnes les plus âgées – 85 ans et plus – qui de 2,2% en 2010, passera à près de 3% en 2025 et à 5,8% en 2050, entraînant une pression plus forte sur les besoins (6).
Selon le scénario de base, le nombre projeté de personnes âgées placées dans les établissements de soins passe de 125.500 en 2010 à 166.000 en 2025, soit une hausse de 32%!
Le vieillissement de la population et l’allongement de la durée de vie font partie des leitmotiv des politiques de santé publique. La prise en charge d’un nombre croissant de personnes âgées, et de surcroît, d’un nombre croissant de personnes du quatrième âge (plus de 80 ans) inquiète: quels types d’infrastructure mettre en place? Combien de lits résidentiels prévoir? Selon quels scénarios? Avec quels moyens humains? A quels coûts financiers? Ces questions s’égrènent en litanie et demandent des réponses diversifiées. Car, sous le terme de «vieillissement de la population», on trouve une pluralité de situations médicales, mais aussi socio-économiques. C’est la raison pour laquelle l’étude du KCE «Soins résidentiels pour les personnes âgées en Belgique» (1) s’est proposée d’estimer l’évolution (2011-2025) du nombre de demandeurs de soins résidentiels, en incluant 6 scénarios alternatifs.
Healthcare Executive N° 86
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